Le Centre de réadaptation l'InterVal veut que l'expertise soit partagée Paru le vendredi 15 mai 2009 sur Cyberpresse/Le Nouvelliste Source : www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/200905/15/01-856826-priorite-au-partage-de-lexpertise.php Priorité au partage de l'expertise Nancy Massicotte Le Nouvelliste (Trois-Rivières) Le Centre de réadaptation InterVal a tenu, hier, son deuxième colloque annuel qui a réuni pas moins de 250 personnes à l'Hôtel Delta, dont une soixantaine qui venaient des quatre coins du Québec. Comme l'a expliqué Bernard Michallet, coordonateur du colloque et conseiller cadre à la direction de la qualité chez InterVal, les objectifs poursuivis par ce colloque étaient de partager les connaissances et de faire la promotion de l'expertise propre au Centre InterVal. «L'an passé, nous avions choisi comme thème la spasticité. Cette fois-ci, il n'y avait pas de thème précis ou plutôt s'il y en avait un, c'était justement de nous faire prendre conscience de la qualité et de la valeur de l'expertise à l'intérieur d'InterVal et en même temps, de faire connaître notre expertise à tous nos partenaires», a-t-il indiqué. Si pour plusieurs, InterVal rime avec réadaptation physique à la suite d'un accident, sa mission est pourtant beaucoup plus large. Le centre de réadaptation offre en effet des services spécialisés dans le traitement et/ou l'amélioration des déficiences visuelles, auditives, motrices et de langage. Le colloque visait donc à mieux faire connaître les services auprès des divers partenaires de façon à accroître le continuum de services et à favoriser le réseautage. Pour ce faire, plusieurs conférences ont été données portant sur des sujets très variés comme la réadaptation après un implant cochléaire, la résilience, la réadaptation en déficience visuelle, les plaies et les modes d'intervention en ergothérapie. Lyne Tardif, ergothérapeute, a pour sa part donné une conférence sur le dépistage des conducteurs à risques. Elle a d'ailleurs distribué un guide de travail aux intervenants afin de mieux les outiller sur le sujet. Du même souffle, elle a rappelé que l'âge ne fait pas d'une personne un conducteur à risque. «Il y a des jeunes qui sont des dangers publics et des personnes âgées qui sont très bons au volant», a-t-elle mentionné. Pour dépister un conducteur à risque, plusieurs critères doivent être pris en considération: la vision, la motricité, la proprioception (la personne sent-elle son corps), la perception visuelle, la conscience de soi et enfin l'aspect cognitif. Lorsque l'un de ces critères fait défaut, il y a lieu de lever un drapeau rouge et de faire un signalement à la Société de l'assurance-automobile du Québec. «Les intervenants se doivent de faire un signalement en cas de doute sur la capacité des usagers. Cela ne signifie pas que la personne va perdre automatiquement son permis. C'est la SAAQ qui décide à la suite d'évaluations mais il est important de savoir qu'il est possible d'adapter les véhicules dans certaines situations. Les intervenants doivent également savoir que les médecins, les infirmières, les ergothérapeutes, les optométristes et les psychologues sont protégés contre des poursuites éventuelles par leur ordre professionnel. Les équipes peuvent donc déléguer un de ces spécialistes,» a précisé Mme Tardif. Notons d'ailleurs que la Mauricie dispose depuis 2002 d'un service spécialisé d'évaluation des capacités à conduire un véhicule automobile. Lorsque la Société d'assurance automobile du Québec exige une évaluation de la part d'un ergothérapeute à un conducteur dont la condition physique a changé, c'est à cet endroit que la personne devra se rendre pour y subir les tests. |